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Les meilleures tables du Marais en 2026 : nos adresses d'initié
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Thursday
25
June
2026

Les meilleures tables du Marais en 2026 : nos adresses d'initié

L'essentiel à retenir : > L'essentiel : Le Marais s'est imposé comme l'un des terrains les plus créatifs de la gastronomie parisienne, entre bistrots historiques, tables étoilées et cuisine du monde. Réservez les grandes adresses (Anne par Yannick Alléno, Robert et Louise) au moins dix jours à l'avance, surtout pour le service du soir. Pour un déjeuner sans contrainte, visez 12 h 30 pile, avant l'afflux des galeries. Comptez 35 à 60 € le menu déjeuner dans un bon bistrot, 90 à 180 € pour une table gastronomique.

Le Marais a longtemps été un quartier où l'on venait flâner, jamais vraiment dîner. C'est désormais l'inverse. En une décennie, la mosaïque des ruelles pavées qui s'étendent de la rue Vieille-du-Temple à la place des Vosges est devenue l'un des terrains les plus disputés de la gastronomie parisienne. Hôtels particuliers reconvertis en salles voûtées, brigades de jeunes chefs formés chez Alléno ou Ducasse, comptoirs israéliens et bistrots de 1924 toujours vaillants : le quartier réunit ce que peu d'arrondissements savent encore offrir, une diversité de tables sans rupture de niveau.

Ce guide rassemble les adresses que nous fréquentons, conseillons et faisons réserver à nos hôtes — des étoiles confidentielles aux comptoirs de falafels de la rue des Rosiers, en passant par les bistrots historiques qui ont vu défiler quatre générations de Parisiens. Vous y trouverez les noms qui comptent, les signatures à connaître, les bonnes adresses et les détails pratiques qui transforment un dîner dans le Marais en moment d'élégance.

Le Marais : un terroir gastronomique en pleine effervescence

Une géographie qui change la cuisine

Le Marais cumule trois atouts rares dans Paris : une densité d'hôtels particuliers du XVIIe siècle, une zone touristique internationale qui autorise les ouvertures le dimanche, et une attractivité auprès des chefs qui y cherchent des salles à fort caractère. Cette combinaison a porté un mouvement de fond — plus de cent cinquante restaurants nouveaux ouverts dans le périmètre depuis 2018 — et fait apparaître une scène où les bistrots fondés sous Charles de Gaulle voisinent avec les comptoirs montés par d'anciens seconds de Pierre Gagnaire.

L'autre singularité tient à la géographie. Les distances se franchissent à pied. On déjeune rue de Bretagne, on prend un café rue Charlot, on dîne place des Vosges sans jamais sortir d'un mouchoir de poche. Cette compacité fait du Marais l'un des rares quartiers où l'on peut bâtir une journée gastronomique sans dépendre du métro.

Une scène ouverte sept jours sur sept

Conséquence du statut de zone touristique : la majorité des tables du Marais ouvrent le dimanche, là où le reste de Paris se replie. Le brunch dominical y est devenu une institution, parfois bondée, et les meilleurs comptoirs ferment plutôt le lundi midi. À retenir pour caler un week-end.

Les tables étoilées et néo-bistros : la haute cuisine version Marais

Anne par Yannick Alléno, l'étoile discrète de la place des Vosges

Installé au cœur du Pavillon de la Reine, au 28 place des Vosges, Anne par Yannick Alléno est l'adresse étoilée à connaître dans le quartier. Le chef triplement étoilé y déploie une cuisine plus intimiste qu'à Pavillon Ledoyen, autour de la maîtrise des extractions et des jus modernes qui font sa signature. Salle voûtée, vingt-cinq couverts, service précis sans rigidité. Comptez 145 € le menu déjeuner, 220 € en version dégustation. Réservation indispensable, idéalement trois semaines en avance pour le soir.

Restaurant H, l'écrin caché du chef Hubert Duchenne

Au 13 rue Jean-Beausire, à deux pas de la Bastille, Restaurant H incarne l'esprit néo-bistronomique du Marais. Hubert Duchenne, passé chez Akrame et chez Jean-François Piège, y propose un menu unique en cinq ou sept temps autour des produits du jour. La salle, vingt-deux couverts seulement, garde l'élégance d'un appartement parisien — moulures, parquet ancien, lumière tamisée. Le menu déjeuner s'affiche autour de 60 €, le dîner monte à 95 € pour cinq services. L'une des meilleures rapports émotion-prix du quartier.

Au Bourguignon du Marais, la table du vin

Niché au 52 rue François-Miron, Au Bourguignon du Marais défend depuis vingt-cinq ans une cuisine bourguignonne précise et une cave qui frôle les huit cents références, presque toutes issues de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune. Œufs en meurette, jambon persillé, bœuf bourguignon mijoté quatre heures : la maison ne triche pas. Salle boisée, comptoir vivant, addition autour de 55 à 70 € sans le vin.

Robert et Louise, le feu de bois sous voûte

Ouvert en 1958 au 64 rue Vieille-du-Temple, Robert et Louise reste un point de repère essentiel du Marais. Côte de bœuf cuite au feu de bois dans la cheminée centrale, agneau grillé, andouillette flambée : la cuisine est rustique, généreuse, exécutée sans détour. La salle au rez-de-chaussée, tout en pierre apparente, dégage en hiver une chaleur qu'aucune salle climatisée ne sait reproduire. Plats de 22 à 38 €.

Les bistrots historiques : Chez Janou, Le Petit Marché, Café des Musées

Chez Janou, la Provence au pied des Vosges

Au 2 rue Roger-Verlomme, Chez Janou est l'une des adresses préférées des Parisiens du 3 e et du 4e depuis trente ans. La carte revendique la Provence avec une franchise rare — tapenade maison, tian de légumes, mousse au chocolat servie à volonté dans une grande jatte posée sur la table. La terrasse ombragée d'oliviers, en demi-saison, vaut à elle seule la réservation. Compter 45 € en moyenne, et viser un service en début ou en fin de coup de feu pour profiter du calme.

Le Petit Marché, l'intime de la rue de Béarn

Au 9 rue de Béarn, Le Petit Marché concentre tout ce qu'on attend d'un bistrot de quartier : carte courte, produits du jour, service à l'ancienne sous la houlette d'un patron qui passe de table en table. Le thon aux épices façon tataki et le tartare de bœuf au couteau y font partie des classiques. Salle de trente couverts, ardoise renouvelée chaque semaine, addition autour de 40 €.

Café des Musées, l'institution de la rue de Turenne

Fondé en 1924, Café des Musées, à l'angle de la rue de Turenne et de la rue du Parc-Royal, conserve la mosaïque, les boiseries et le zinc d'origine. Le bœuf bourguignon, élu meilleur de Paris par Le Figaro en 2018, reste le plat-signature de la maison. Cuisine ouverte, brigade visible, service du matin au soir : c'est l'endroit où l'on entre pour un café à 8 h et où l'on ressort, sans s'en rendre compte, à 23 h. Menu déjeuner à 26 €, plats du soir entre 19 et 32 €.

Cuisine du monde : Israël, Italie et falafels rue des Rosiers

Miznon, l'énergie d'Eyal Shani

Au 22 rue des Écouffes, Miznon incarne la vague israélienne qui a recomposé la cuisine du Marais. Le chef Eyal Shani — étoilé à Tel-Aviv — y sert dans une ambiance volontairement bruyante des pitas garnies de chou-fleur rôti entier, d'épaule d'agneau, de steak haché à la harissa. Cuisine de comptoir, service rapide, addition modérée (15 à 25 € la pita). À tester sans réservation, en arrivant dès l'ouverture.

Chez Marianne, le tour du judaïsme ashkénaze et séfarade

Au 2 rue des Hospitalières-Saint-Gervais, Chez Marianne occupe depuis 1986 l'angle le plus emblématique du Pletzl. La carte assemble en un même plat dégustation aubergine fumée, foies de volaille, houmous, falafels et tarama — assiettes de huit, dix ou douze pièces à partager. Le comptoir vente à emporter sert l'un des meilleurs falafels du quartier, à 8 € la pita.

Falafels rue des Rosiers : L'As du Fallafel face à Mi-Va-Mi

La rue des Rosiers reste le cœur historique de la cuisine juive parisienne. L'As du Fallafel (34 rue des Rosiers) draine depuis les années 1980 une file qui descend jusqu'à la rue Vieille-du-Temple — pita garnie de falafels, aubergines, choux, sauce piquante, autour de 9 €. Juste en face, Mi-Va-Mi sert une version plus rapide, et plusieurs initiés la préfèrent. Les deux ferment le vendredi soir et le samedi pour le shabbat.

Frenchie Pigalle et Septime Cave, les comptoirs des chefs

Bien que Frenchie ait son adresse historique rue du Nil, l'esprit néo-comptoir qui a essaimé depuis touche aussi le Marais. Septime Cave (3 rue Basfroi, à la frontière du 11e) reste l'avant-poste vins-tapas du restaurant étoilé de Bertrand Grébaut : assiettes de charcuterie corse, anchois marinés, fromages affinés, verres choisis avec une précision rare. Compter 35 à 50 € pour une vraie dînette.

Brunchs et pauses gourmandes : Carette, Loulou, Pavillon des Canaux

Carette place des Vosges, le rituel du dimanche

Au 25 place des Vosges, Carette est l'une des terrasses les plus convoitées du Marais. Le brunch dominical, autour de 38 €, déroule viennoiseries maison, œufs brouillés à la truffe en saison, pancakes et jus de fruits pressés. Le détail qui change tout : la salle donne sur les arcades de la place — l'une des plus belles perspectives du quartier.

Loulou, terrasse face au Louvre depuis le Marais

À la lisière du quartier, Loulou, dans l'enceinte du Musée des Arts Décoratifs (107 rue de Rivoli), reste l'une des tables italiennes les plus élégantes de la capitale. Burrata des Pouilles, vitello tonnato, vongole : carte courte, exécution juste, terrasse posée face à la pyramide du Louvre. Idéal en fin d'après-midi pour un verre prolongé.

Pavillon des Canaux et autres pauses sucrées

Pour un goûter plus confidentiel, Jacques Genin (133 rue de Turenne) reste l'arrêt obligatoire — caramels au beurre salé, pâtes de fruits, mille-feuilles montés à la commande. Boot Café (19 rue du Pont-aux-Choux), dans une ancienne cordonnerie aux dimensions minuscules, sert l'un des meilleurs filtres du quartier. Deux pauses à intégrer entre deux H2 d'une promenade.

L'expérience Merveil : votre base raffinée au cœur du Marais

Merveil Paris fait le pont entre la vie privée et le service cinq étoiles. Nos résidences s'installent dans les hôtels particuliers les plus raffinés du Marais, à quelques pas des tables que nous venons de citer — Anne par Yannick Alléno, Robert et Louise, Café des Musées. Nos hôtes vivent au rythme du quartier, prennent leur café rue Charlot, dînent place des Vosges et rentrent à pied. Conciergerie joignable à toute heure, chef privé sur demande, transfert depuis l'aéroport : nous orchestrons les détails pour que vous vous consacriez à l'essentiel.

Pour un dîner étoilé, notre équipe gère la réservation, organise le transport et vous fait remonter le menu à l'avance pour anticiper les accords. Découvrez [nos appartements dans le Marais](/appartements/le-marais) pour faire du quartier votre base, et confiez à [notre conciergerie Merveil](/services/conciergerie) les réservations des tables les plus difficiles.

FAQ

Quel est le meilleur restaurant étoilé du Marais ?

Anne par Yannick Alléno, au 28 place des Vosges dans le Pavillon de la Reine, est aujourd'hui la table étoilée la plus aboutie du périmètre. Le chef triplement étoilé y défend une cuisine plus intimiste qu'à Pavillon Ledoyen, autour des extractions et jus modernes qui ont fait sa réputation. Comptez 145 € au déjeuner, 220 € en menu dégustation. Réservez idéalement trois semaines à l'avance, et privilégiez le service du soir pour la mise en lumière de la salle voûtée.

Où manger un bon bistrot traditionnel dans le Marais ?

Trois adresses concentrent l'esprit bistrot du quartier : Café des Musées (49 rue de Turenne) pour le bœuf bourguignon élu meilleur de Paris en 2018, Robert et Louise (64 rue Vieille-du-Temple) pour la côte de bœuf au feu de bois, et Chez Janou (2 rue Roger-Verlomme) pour la Provence aux pieds de la place des Vosges. Comptez 35 à 55 € selon l'adresse. Réservez deux à trois jours à l'avance pour le service du soir.

Où trouver les meilleurs falafels du Marais ?

La rue des Rosiers reste le cœur de la cuisine juive parisienne. L'As du Fallafel (34 rue des Rosiers) sert depuis les années 1980 sa pita la plus reconnue, autour de 9 €. Mi-Va-Mi, juste en face, propose une version plus rapide souvent préférée des habitués. Pour une version assise et plus complète, Chez Marianne (2 rue des Hospitalières-Saint-Gervais) reste l'institution. Tenez compte de la fermeture du vendredi soir et du samedi pour le shabbat.

Faut-il réserver pour dîner dans le Marais ?

Oui, pour la grande majorité des tables que nous recommandons. Les étoilés (Anne, Restaurant H) demandent trois semaines à l'avance, les bistrots historiques deux à trois jours, et les comptoirs israéliens comme Miznon fonctionnent sans réservation mais imposent un arrivée dès l'ouverture pour éviter la file. Le dimanche midi, brunch oblige, Carette et Café des Musées se remplissent dès 11 h 30.

Thursday
25
June
2026

Les meilleures tables du Marais en 2026 : nos adresses d'initié

L'essentiel à retenir : > L'essentiel : Le Marais s'est imposé comme l'un des terrains les plus créatifs de la gastronomie parisienne, entre bistrots historiques, tables étoilées et cuisine du monde. Réservez les grandes adresses (Anne par Yannick Alléno, Robert et Louise) au moins dix jours à l'avance, surtout pour le service du soir. Pour un déjeuner sans contrainte, visez 12 h 30 pile, avant l'afflux des galeries. Comptez 35 à 60 € le menu déjeuner dans un bon bistrot, 90 à 180 € pour une table gastronomique.

Le Marais a longtemps été un quartier où l'on venait flâner, jamais vraiment dîner. C'est désormais l'inverse. En une décennie, la mosaïque des ruelles pavées qui s'étendent de la rue Vieille-du-Temple à la place des Vosges est devenue l'un des terrains les plus disputés de la gastronomie parisienne. Hôtels particuliers reconvertis en salles voûtées, brigades de jeunes chefs formés chez Alléno ou Ducasse, comptoirs israéliens et bistrots de 1924 toujours vaillants : le quartier réunit ce que peu d'arrondissements savent encore offrir, une diversité de tables sans rupture de niveau.

Ce guide rassemble les adresses que nous fréquentons, conseillons et faisons réserver à nos hôtes — des étoiles confidentielles aux comptoirs de falafels de la rue des Rosiers, en passant par les bistrots historiques qui ont vu défiler quatre générations de Parisiens. Vous y trouverez les noms qui comptent, les signatures à connaître, les bonnes adresses et les détails pratiques qui transforment un dîner dans le Marais en moment d'élégance.

Le Marais : un terroir gastronomique en pleine effervescence

Une géographie qui change la cuisine

Le Marais cumule trois atouts rares dans Paris : une densité d'hôtels particuliers du XVIIe siècle, une zone touristique internationale qui autorise les ouvertures le dimanche, et une attractivité auprès des chefs qui y cherchent des salles à fort caractère. Cette combinaison a porté un mouvement de fond — plus de cent cinquante restaurants nouveaux ouverts dans le périmètre depuis 2018 — et fait apparaître une scène où les bistrots fondés sous Charles de Gaulle voisinent avec les comptoirs montés par d'anciens seconds de Pierre Gagnaire.

L'autre singularité tient à la géographie. Les distances se franchissent à pied. On déjeune rue de Bretagne, on prend un café rue Charlot, on dîne place des Vosges sans jamais sortir d'un mouchoir de poche. Cette compacité fait du Marais l'un des rares quartiers où l'on peut bâtir une journée gastronomique sans dépendre du métro.

Une scène ouverte sept jours sur sept

Conséquence du statut de zone touristique : la majorité des tables du Marais ouvrent le dimanche, là où le reste de Paris se replie. Le brunch dominical y est devenu une institution, parfois bondée, et les meilleurs comptoirs ferment plutôt le lundi midi. À retenir pour caler un week-end.

Les tables étoilées et néo-bistros : la haute cuisine version Marais

Anne par Yannick Alléno, l'étoile discrète de la place des Vosges

Installé au cœur du Pavillon de la Reine, au 28 place des Vosges, Anne par Yannick Alléno est l'adresse étoilée à connaître dans le quartier. Le chef triplement étoilé y déploie une cuisine plus intimiste qu'à Pavillon Ledoyen, autour de la maîtrise des extractions et des jus modernes qui font sa signature. Salle voûtée, vingt-cinq couverts, service précis sans rigidité. Comptez 145 € le menu déjeuner, 220 € en version dégustation. Réservation indispensable, idéalement trois semaines en avance pour le soir.

Restaurant H, l'écrin caché du chef Hubert Duchenne

Au 13 rue Jean-Beausire, à deux pas de la Bastille, Restaurant H incarne l'esprit néo-bistronomique du Marais. Hubert Duchenne, passé chez Akrame et chez Jean-François Piège, y propose un menu unique en cinq ou sept temps autour des produits du jour. La salle, vingt-deux couverts seulement, garde l'élégance d'un appartement parisien — moulures, parquet ancien, lumière tamisée. Le menu déjeuner s'affiche autour de 60 €, le dîner monte à 95 € pour cinq services. L'une des meilleures rapports émotion-prix du quartier.

Au Bourguignon du Marais, la table du vin

Niché au 52 rue François-Miron, Au Bourguignon du Marais défend depuis vingt-cinq ans une cuisine bourguignonne précise et une cave qui frôle les huit cents références, presque toutes issues de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune. Œufs en meurette, jambon persillé, bœuf bourguignon mijoté quatre heures : la maison ne triche pas. Salle boisée, comptoir vivant, addition autour de 55 à 70 € sans le vin.

Robert et Louise, le feu de bois sous voûte

Ouvert en 1958 au 64 rue Vieille-du-Temple, Robert et Louise reste un point de repère essentiel du Marais. Côte de bœuf cuite au feu de bois dans la cheminée centrale, agneau grillé, andouillette flambée : la cuisine est rustique, généreuse, exécutée sans détour. La salle au rez-de-chaussée, tout en pierre apparente, dégage en hiver une chaleur qu'aucune salle climatisée ne sait reproduire. Plats de 22 à 38 €.

Les bistrots historiques : Chez Janou, Le Petit Marché, Café des Musées

Chez Janou, la Provence au pied des Vosges

Au 2 rue Roger-Verlomme, Chez Janou est l'une des adresses préférées des Parisiens du 3 e et du 4e depuis trente ans. La carte revendique la Provence avec une franchise rare — tapenade maison, tian de légumes, mousse au chocolat servie à volonté dans une grande jatte posée sur la table. La terrasse ombragée d'oliviers, en demi-saison, vaut à elle seule la réservation. Compter 45 € en moyenne, et viser un service en début ou en fin de coup de feu pour profiter du calme.

Le Petit Marché, l'intime de la rue de Béarn

Au 9 rue de Béarn, Le Petit Marché concentre tout ce qu'on attend d'un bistrot de quartier : carte courte, produits du jour, service à l'ancienne sous la houlette d'un patron qui passe de table en table. Le thon aux épices façon tataki et le tartare de bœuf au couteau y font partie des classiques. Salle de trente couverts, ardoise renouvelée chaque semaine, addition autour de 40 €.

Café des Musées, l'institution de la rue de Turenne

Fondé en 1924, Café des Musées, à l'angle de la rue de Turenne et de la rue du Parc-Royal, conserve la mosaïque, les boiseries et le zinc d'origine. Le bœuf bourguignon, élu meilleur de Paris par Le Figaro en 2018, reste le plat-signature de la maison. Cuisine ouverte, brigade visible, service du matin au soir : c'est l'endroit où l'on entre pour un café à 8 h et où l'on ressort, sans s'en rendre compte, à 23 h. Menu déjeuner à 26 €, plats du soir entre 19 et 32 €.

Cuisine du monde : Israël, Italie et falafels rue des Rosiers

Miznon, l'énergie d'Eyal Shani

Au 22 rue des Écouffes, Miznon incarne la vague israélienne qui a recomposé la cuisine du Marais. Le chef Eyal Shani — étoilé à Tel-Aviv — y sert dans une ambiance volontairement bruyante des pitas garnies de chou-fleur rôti entier, d'épaule d'agneau, de steak haché à la harissa. Cuisine de comptoir, service rapide, addition modérée (15 à 25 € la pita). À tester sans réservation, en arrivant dès l'ouverture.

Chez Marianne, le tour du judaïsme ashkénaze et séfarade

Au 2 rue des Hospitalières-Saint-Gervais, Chez Marianne occupe depuis 1986 l'angle le plus emblématique du Pletzl. La carte assemble en un même plat dégustation aubergine fumée, foies de volaille, houmous, falafels et tarama — assiettes de huit, dix ou douze pièces à partager. Le comptoir vente à emporter sert l'un des meilleurs falafels du quartier, à 8 € la pita.

Falafels rue des Rosiers : L'As du Fallafel face à Mi-Va-Mi

La rue des Rosiers reste le cœur historique de la cuisine juive parisienne. L'As du Fallafel (34 rue des Rosiers) draine depuis les années 1980 une file qui descend jusqu'à la rue Vieille-du-Temple — pita garnie de falafels, aubergines, choux, sauce piquante, autour de 9 €. Juste en face, Mi-Va-Mi sert une version plus rapide, et plusieurs initiés la préfèrent. Les deux ferment le vendredi soir et le samedi pour le shabbat.

Frenchie Pigalle et Septime Cave, les comptoirs des chefs

Bien que Frenchie ait son adresse historique rue du Nil, l'esprit néo-comptoir qui a essaimé depuis touche aussi le Marais. Septime Cave (3 rue Basfroi, à la frontière du 11e) reste l'avant-poste vins-tapas du restaurant étoilé de Bertrand Grébaut : assiettes de charcuterie corse, anchois marinés, fromages affinés, verres choisis avec une précision rare. Compter 35 à 50 € pour une vraie dînette.

Brunchs et pauses gourmandes : Carette, Loulou, Pavillon des Canaux

Carette place des Vosges, le rituel du dimanche

Au 25 place des Vosges, Carette est l'une des terrasses les plus convoitées du Marais. Le brunch dominical, autour de 38 €, déroule viennoiseries maison, œufs brouillés à la truffe en saison, pancakes et jus de fruits pressés. Le détail qui change tout : la salle donne sur les arcades de la place — l'une des plus belles perspectives du quartier.

Loulou, terrasse face au Louvre depuis le Marais

À la lisière du quartier, Loulou, dans l'enceinte du Musée des Arts Décoratifs (107 rue de Rivoli), reste l'une des tables italiennes les plus élégantes de la capitale. Burrata des Pouilles, vitello tonnato, vongole : carte courte, exécution juste, terrasse posée face à la pyramide du Louvre. Idéal en fin d'après-midi pour un verre prolongé.

Pavillon des Canaux et autres pauses sucrées

Pour un goûter plus confidentiel, Jacques Genin (133 rue de Turenne) reste l'arrêt obligatoire — caramels au beurre salé, pâtes de fruits, mille-feuilles montés à la commande. Boot Café (19 rue du Pont-aux-Choux), dans une ancienne cordonnerie aux dimensions minuscules, sert l'un des meilleurs filtres du quartier. Deux pauses à intégrer entre deux H2 d'une promenade.

L'expérience Merveil : votre base raffinée au cœur du Marais

Merveil Paris fait le pont entre la vie privée et le service cinq étoiles. Nos résidences s'installent dans les hôtels particuliers les plus raffinés du Marais, à quelques pas des tables que nous venons de citer — Anne par Yannick Alléno, Robert et Louise, Café des Musées. Nos hôtes vivent au rythme du quartier, prennent leur café rue Charlot, dînent place des Vosges et rentrent à pied. Conciergerie joignable à toute heure, chef privé sur demande, transfert depuis l'aéroport : nous orchestrons les détails pour que vous vous consacriez à l'essentiel.

Pour un dîner étoilé, notre équipe gère la réservation, organise le transport et vous fait remonter le menu à l'avance pour anticiper les accords. Découvrez [nos appartements dans le Marais](/appartements/le-marais) pour faire du quartier votre base, et confiez à [notre conciergerie Merveil](/services/conciergerie) les réservations des tables les plus difficiles.

FAQ

Quel est le meilleur restaurant étoilé du Marais ?

Anne par Yannick Alléno, au 28 place des Vosges dans le Pavillon de la Reine, est aujourd'hui la table étoilée la plus aboutie du périmètre. Le chef triplement étoilé y défend une cuisine plus intimiste qu'à Pavillon Ledoyen, autour des extractions et jus modernes qui ont fait sa réputation. Comptez 145 € au déjeuner, 220 € en menu dégustation. Réservez idéalement trois semaines à l'avance, et privilégiez le service du soir pour la mise en lumière de la salle voûtée.

Où manger un bon bistrot traditionnel dans le Marais ?

Trois adresses concentrent l'esprit bistrot du quartier : Café des Musées (49 rue de Turenne) pour le bœuf bourguignon élu meilleur de Paris en 2018, Robert et Louise (64 rue Vieille-du-Temple) pour la côte de bœuf au feu de bois, et Chez Janou (2 rue Roger-Verlomme) pour la Provence aux pieds de la place des Vosges. Comptez 35 à 55 € selon l'adresse. Réservez deux à trois jours à l'avance pour le service du soir.

Où trouver les meilleurs falafels du Marais ?

La rue des Rosiers reste le cœur de la cuisine juive parisienne. L'As du Fallafel (34 rue des Rosiers) sert depuis les années 1980 sa pita la plus reconnue, autour de 9 €. Mi-Va-Mi, juste en face, propose une version plus rapide souvent préférée des habitués. Pour une version assise et plus complète, Chez Marianne (2 rue des Hospitalières-Saint-Gervais) reste l'institution. Tenez compte de la fermeture du vendredi soir et du samedi pour le shabbat.

Faut-il réserver pour dîner dans le Marais ?

Oui, pour la grande majorité des tables que nous recommandons. Les étoilés (Anne, Restaurant H) demandent trois semaines à l'avance, les bistrots historiques deux à trois jours, et les comptoirs israéliens comme Miznon fonctionnent sans réservation mais imposent un arrivée dès l'ouverture pour éviter la file. Le dimanche midi, brunch oblige, Carette et Café des Musées se remplissent dès 11 h 30.

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