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Les galeries d'art contemporain du Marais en 2026 : notre parcours
Table of Content
Thursday
30
July
2026

Les galeries d'art contemporain du Marais en 2026 : notre parcours

L'essentiel à retenir : Le Marais est le premier quartier des galeries d'art contemporain de Paris. Sur un kilomètre carré, plus de soixante-dix cimaises se succèdent entre la rue de Turenne, la rue Vieille-du-Temple et le Haut-Marais. Trois maisons donnent le ton : Perrotin, Thaddaeus Ropac et Gagosian, rejointes par White Cube et David Zwirner. La visite se fait du mardi au samedi, 11 h-19 h, en accès libre. À noter : le Paris Gallery Weekend du 29 au 31 mai 2026 rassemble plus de 75 galeries franciliennes.

Depuis 2021, le Marais s'est imposé comme la première place parisienne de l'art contemporain, devant Saint-Germain et l'avenue Matignon. Les hôtels particuliers du XVIIe siècle, longtemps occupés par des ateliers d'artisans ou des showrooms de mode, accueillent désormais les plus grandes galeries internationales. White Cube, David Zwirner et Hauser & Wirth ont rejoint la scène historique de Perrotin, Ropac et Templon, dessinant un périmètre d'une densité rare en Europe. On y compte environ soixante-dix galeries actives, dont une vingtaine de premier plan mondial.

Ce guide vous propose un parcours d'initié à travers les galeries d'art contemporain du Marais en 2026. Trois artères principales, une poignée d'adresses confidentielles au nord, et un itinéraire testé pour une journée pleine. Vous y trouverez les adresses, les artistes représentés, les horaires utiles et les repères pour franchir une porte de galerie sans hésiter.

Pourquoi le Marais est devenu le quartier des galeries

Une bascule historique amorcée dans les années 1980

Le Marais accueille des galeries d'art depuis Beaubourg, en 1977. L'ouverture du Centre Pompidou a attiré Yvon Lambert, Daniel Templon puis Chantal Crousel, qui ont posé les fondations d'un écosystème. La cristallisation date pourtant de 2021 : le départ de la FIAC, l'arrivée d'Art Basel Paris au Grand Palais et le Brexit ont convaincu les grandes maisons internationales de miser sur Paris. Elles ont majoritairement choisi le Marais.

Le quartier offre trois atouts que peu de rues parisiennes réunissent : des volumes d'hôtels particuliers adaptables en white cube, une densité piétonne exceptionnelle, et une clientèle mêlée de collectionneurs européens et de curieux venus du monde entier. En 2026, on estime que le Marais concentre près de 40 % des transactions parisiennes d'art contemporain.

Une géographie qui rend le circuit possible à pied

Toutes les galeries majeures du Marais se rejoignent à pied en moins de dix minutes. De la rue de Turenne à la rue Vieille-du-Temple, de la rue Debelleyme à la rue Charlot, le maillage est d'une compacité rare. C'est l'avantage décisif sur Saint-Germain, où les adresses sont plus dispersées, et sur le 8e, où l'échelle des immeubles impose davantage de taxis. Ici, une paire de mocassins et un bon plan suffisent à couvrir une dizaine d'accrochages en un après-midi.

Rue de Turenne : Perrotin, Almine Rech, Thaddaeus Ropac

Galerie Perrotin, le pilier français

Au 76 rue de Turenne, dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, Emmanuel Perrotin déploie près de 1 600 m2 d'espace d'exposition sur trois niveaux. La maison représente Takashi Murakami, Maurizio Cattelan, Sophie Calle, JR, Daniel Arsham, Pierre Soulages. Chaque accrochage tient lieu d'événement. Les vernissages réunissent collectionneurs, conservateurs et artistes dans une scénographie soignée jusqu'au moindre cartel. Ouverture du mardi au samedi, 10 h-19 h. C'est la première porte à pousser pour qui découvre le Marais artistique.

Almine Rech, la rigueur d'une programmation internationale

Almine Rech, fondée en 1997, occupe le 64 rue de Turenne depuis 2006. Sa programmation joue la peinture contemporaine, Jeff Koons, Julian Schnabel, James Turrell, Alex Israel, sans jamais s'y enfermer. Les espaces, hauts sous plafond et baignés d'une lumière zénithale, mettent particulièrement en valeur les grands formats. L'accueil, à la fois discret et professionnel, reflète l'école Bruxelles-Paris de la maison. Ouverture du mardi au samedi, 11 h-19 h.

Thaddaeus Ropac, l'ambition muséale

À deux pas, Thaddaeus Ropac investit l'ancien Hôtel d'Halwyll, 7 rue Debelleyme, dans un espace conçu comme un mini-centre d'art. Soixante artistes représentés, plus de quarante expositions annuelles, et un programme qui mêle figures historiques (Robert Rauschenberg, Joseph Beuys, Georg Baselitz) et grandes signatures actuelles (Anselm Kiefer, Alex Katz, Adrian Ghenie). L'accrochage Kiefer présenté ce printemps illustre la capacité de la maison à mettre en scène les très grands formats. Un thé au comptoir du fond, quand il est ouvert, ajoute à la douceur de la visite.

Rue Vieille-du-Temple : Gagosian, White Cube, David Zwirner

David Zwirner, la puissance new-yorkaise dans un hôtel particulier

Au 108 rue Vieille-du-Temple, David Zwirner s'est implanté fin 2019 dans un ancien hôtel particulier restauré. La galerie défend Luc Tuymans, Marlene Dumas, Yayoi Kusama, Josh Smith, Wolfgang Tillmans. L'accrochage change tous les six semaines environ, et la scénographie s'appuie sur une lumière naturelle rare pour un white cube de cette échelle. C'est le grand rendez-vous parisien de la galerie de renommée internationale, avec des œuvres qui circulent entre New York, Londres, Hong Kong et le Marais.

Gagosian, le white cube minimaliste

Gagosian dispose de deux adresses parisiennes. Dans le Marais, l'antenne discrète accueille des accrochages de Jeff Koons, Damien Hirst, Cy Twombly, dans un espace d'une rigueur new-yorkaise, mobilier réduit, parquet ciré, murs blancs impeccables. Les expositions sont souvent itinérantes entre les antennes du monde entier. On y croise plus de collectionneurs que de flâneurs, ce qui donne à la visite un caractère plus feutré que rue de Turenne.

White Cube et Templon, l'axe historique

White Cube a ouvert au 10 avenue Matignon en 2020 avant de renforcer sa présence dans le Marais. La maison londonienne défend Tracey Emin, Marc Quinn, Anselm Kiefer. Non loin, Templon garde l'adresse historique du 30 rue Beaubourg, ouverte en 1966 : Kehinde Wiley, Anthony Caro, Joan Mitchell, Jean-Michel Basquiat exposé dès les années 1980. Templon incarne la mémoire vive du quartier, une galerie qui traverse les générations sans rien perdre de son acuité.

Les galeries confidentielles du Haut-Marais : rue Charlot, rue Debelleyme

Rue Charlot, l'atelier permanent

La rue Charlot, dans le 3e, concentre une constellation de galeries plus jeunes et plus confidentielles. Karsten Greve, au 5 rue Debelleyme, défend depuis les années 1970 une ligne rigoureuse autour de Louise Bourgeois, Cy Twombly et Pierrette Bloch. Un peu plus au nord, la Galerie Poggi (135 rue Saint-Martin, à la lisière) et la Galerie Anne Barrault ouvrent la voie à une scène émergente française et internationale.

Sur la rue Debelleyme et ses adjacentes, l'atmosphère change. Moins de trafic, plus de vitrines discrètes, et des galeristes qui prennent volontiers le temps d'expliquer une pièce. Les prix y sont souvent plus accessibles, entre 3 000 € et 25 000 € pour des artistes représentés en montée. C'est l'endroit idéal pour un premier achat réfléchi.

Air de Paris, Sultana, Marcelle Alix : la jeune scène en filigrane

Certaines galeries de la scène émergente parisienne ont ouvert des espaces satellites dans le Marais, tout en gardant leur base au 11e ou à Belleville. Sultana, Air de Paris, Marcelle Alix figurent parmi celles qui font la navette. Leurs accrochages du Marais visent une clientèle internationale de passage, avec des œuvres autour de 1 500 € à 15 000 €. Une bonne porte d'entrée pour comprendre ce qui se joue en dehors du circuit historique.

Le circuit idéal : itinéraire d'une journée dans le Marais

Matin : le pôle rue de Turenne

Commencer la journée à 11 h par la Galerie Perrotin, 76 rue de Turenne. Compter quarante minutes pour parcourir les trois niveaux. Poursuivre à pied vers Almine Rech, deux numéros plus loin. Une trentaine de minutes suffisent. Descendre ensuite la rue de Turenne jusqu'à la rue Debelleyme, où Thaddaeus Ropac occupe l'ancien Hôtel d'Halwyll. Prévoir une heure pour l'accrochage Kiefer ou Baselitz, souvent monumental. Il est 13 h 30 : déjeuner léger chez Ober Mamma, rue de Bretagne, ou au Bistrot Paul Bert-annexe si la saison s'y prête.

Après-midi : rue Vieille-du-Temple et Haut-Marais

Reprendre à 15 h par David Zwirner, 108 rue Vieille-du-Temple. Une heure de visite. Enchaîner Gagosian dans la foulée, puis remonter vers la rue Debelleyme et la rue Charlot pour couvrir Karsten Greve et une ou deux galeries plus jeunes. Terminer vers 18 h chez Templon, 30 rue Beaubourg, si l'énergie est encore là. Un verre chez Le Progrès, rue Bretagne, ou au Café Charlot ferme la journée avec le sentiment d'avoir vu, en huit heures, ce que la scène contemporaine parisienne fait de mieux.

Repères pratiques

Le lundi reste jour de fermeture quasi général. Le samedi matin est le meilleur moment pour parler avec les galeristes, plus disponibles que l'après-midi. Le jeudi soir concentre les vernissages, généralement entre 18 h et 21 h, sur invitation ou à porte ouverte selon les maisons. Un abonnement au bulletin du Comité professionnel des galeries d'art donne accès aux dates précises.

L'expérience Merveil : vivre le Marais depuis une résidence signature

Merveil Paris fait le pont entre la vie privée et le service cinq étoiles. Nos résidences s'installent dans les hôtels particuliers du Marais, à quelques minutes à pied de Perrotin, de Ropac, de David Zwirner. Conciergerie joignable à toute heure, chef privé sur demande, transfert depuis l'aéroport : nous orchestrons les détails pour que vous vous consacriez à l'essentiel, la visite. Pour un séjour orienté art contemporain, notre équipe peut établir un parcours de galeries sur mesure, organiser une visite privée d'atelier d'artiste dans le 11e , ou réserver un dîner après vernissage rue de Bretagne. Découvrez nos appartements dans le Marais au cœur du circuit rue de Turenne. Pour prolonger l'exploration côté Rive Gauche, nos résidences à Saint-Germain vous rapprochent des galeries Kamel Mennour et Lelong.

FAQ

Combien de galeries d'art compte le Marais en 2026 ?

Le Marais compte environ soixante-dix galeries d'art contemporain actives en 2026, réparties principalement entre la rue de Turenne, la rue Vieille-du-Temple, la rue Debelleyme et la rue Charlot. Une vingtaine relèvent du premier plan international, parmi lesquelles Perrotin, Almine Rech, Thaddaeus Ropac, Gagosian, White Cube, David Zwirner et Templon. Cette densité place le quartier en tête à Paris, devant Saint-Germain et l'avenue Matignon.

Faut-il prendre rendez-vous pour visiter une galerie du Marais ?

Non, l'accès aux galeries d'art contemporain du Marais est libre et gratuit, sans réservation ni rendez-vous préalable. Les horaires standards vont du mardi au samedi, 11 h-19 h, avec des variations pour les plus grandes maisons (Perrotin ouvre dès 10 h). Un rendez-vous devient utile pour consulter des œuvres non exposées, dans le cadre d'un projet d'achat. Un courriel ou un appel à la galerie suffit alors à obtenir un créneau privé.

Quel est le meilleur circuit galeries pour une journée dans le Marais ?

Le meilleur circuit galeries pour une journée dans le Marais combine trois pôles. Le matin, la rue de Turenne avec Perrotin, Almine Rech et Ropac rue Debelleyme. L'après-midi, la rue Vieille-du-Temple avec David Zwirner et Gagosian. En fin de journée, le Haut-Marais (rue Charlot, rue Debelleyme) pour la scène plus confidentielle et Templon rue Beaubourg. Prévoyez huit heures, avec une pause déjeuner rue de Bretagne, pour couvrir l'ensemble sereinement.

Quand a lieu le Paris Gallery Weekend 2026 dans le Marais ?

Le Paris Gallery Weekend 2026 se tient du vendredi 29 mai au dimanche 31 mai 2026. Plus de soixante-quinze galeries franciliennes participent, dont une trentaine dans le Marais. Vernissages, performances, rencontres d'artistes et parcours guidés se déroulent gratuitement, sans réservation, dans les galeries participantes. C'est le meilleur moment de l'année pour découvrir la scène du Marais dans toute sa diversité, avec des adresses habituellement plus feutrées qui ouvrent grand leurs portes le week-end.

Thursday
30
July
2026

Les galeries d'art contemporain du Marais en 2026 : notre parcours

L'essentiel à retenir : Le Marais est le premier quartier des galeries d'art contemporain de Paris. Sur un kilomètre carré, plus de soixante-dix cimaises se succèdent entre la rue de Turenne, la rue Vieille-du-Temple et le Haut-Marais. Trois maisons donnent le ton : Perrotin, Thaddaeus Ropac et Gagosian, rejointes par White Cube et David Zwirner. La visite se fait du mardi au samedi, 11 h-19 h, en accès libre. À noter : le Paris Gallery Weekend du 29 au 31 mai 2026 rassemble plus de 75 galeries franciliennes.

Depuis 2021, le Marais s'est imposé comme la première place parisienne de l'art contemporain, devant Saint-Germain et l'avenue Matignon. Les hôtels particuliers du XVIIe siècle, longtemps occupés par des ateliers d'artisans ou des showrooms de mode, accueillent désormais les plus grandes galeries internationales. White Cube, David Zwirner et Hauser & Wirth ont rejoint la scène historique de Perrotin, Ropac et Templon, dessinant un périmètre d'une densité rare en Europe. On y compte environ soixante-dix galeries actives, dont une vingtaine de premier plan mondial.

Ce guide vous propose un parcours d'initié à travers les galeries d'art contemporain du Marais en 2026. Trois artères principales, une poignée d'adresses confidentielles au nord, et un itinéraire testé pour une journée pleine. Vous y trouverez les adresses, les artistes représentés, les horaires utiles et les repères pour franchir une porte de galerie sans hésiter.

Pourquoi le Marais est devenu le quartier des galeries

Une bascule historique amorcée dans les années 1980

Le Marais accueille des galeries d'art depuis Beaubourg, en 1977. L'ouverture du Centre Pompidou a attiré Yvon Lambert, Daniel Templon puis Chantal Crousel, qui ont posé les fondations d'un écosystème. La cristallisation date pourtant de 2021 : le départ de la FIAC, l'arrivée d'Art Basel Paris au Grand Palais et le Brexit ont convaincu les grandes maisons internationales de miser sur Paris. Elles ont majoritairement choisi le Marais.

Le quartier offre trois atouts que peu de rues parisiennes réunissent : des volumes d'hôtels particuliers adaptables en white cube, une densité piétonne exceptionnelle, et une clientèle mêlée de collectionneurs européens et de curieux venus du monde entier. En 2026, on estime que le Marais concentre près de 40 % des transactions parisiennes d'art contemporain.

Une géographie qui rend le circuit possible à pied

Toutes les galeries majeures du Marais se rejoignent à pied en moins de dix minutes. De la rue de Turenne à la rue Vieille-du-Temple, de la rue Debelleyme à la rue Charlot, le maillage est d'une compacité rare. C'est l'avantage décisif sur Saint-Germain, où les adresses sont plus dispersées, et sur le 8e, où l'échelle des immeubles impose davantage de taxis. Ici, une paire de mocassins et un bon plan suffisent à couvrir une dizaine d'accrochages en un après-midi.

Rue de Turenne : Perrotin, Almine Rech, Thaddaeus Ropac

Galerie Perrotin, le pilier français

Au 76 rue de Turenne, dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, Emmanuel Perrotin déploie près de 1 600 m2 d'espace d'exposition sur trois niveaux. La maison représente Takashi Murakami, Maurizio Cattelan, Sophie Calle, JR, Daniel Arsham, Pierre Soulages. Chaque accrochage tient lieu d'événement. Les vernissages réunissent collectionneurs, conservateurs et artistes dans une scénographie soignée jusqu'au moindre cartel. Ouverture du mardi au samedi, 10 h-19 h. C'est la première porte à pousser pour qui découvre le Marais artistique.

Almine Rech, la rigueur d'une programmation internationale

Almine Rech, fondée en 1997, occupe le 64 rue de Turenne depuis 2006. Sa programmation joue la peinture contemporaine, Jeff Koons, Julian Schnabel, James Turrell, Alex Israel, sans jamais s'y enfermer. Les espaces, hauts sous plafond et baignés d'une lumière zénithale, mettent particulièrement en valeur les grands formats. L'accueil, à la fois discret et professionnel, reflète l'école Bruxelles-Paris de la maison. Ouverture du mardi au samedi, 11 h-19 h.

Thaddaeus Ropac, l'ambition muséale

À deux pas, Thaddaeus Ropac investit l'ancien Hôtel d'Halwyll, 7 rue Debelleyme, dans un espace conçu comme un mini-centre d'art. Soixante artistes représentés, plus de quarante expositions annuelles, et un programme qui mêle figures historiques (Robert Rauschenberg, Joseph Beuys, Georg Baselitz) et grandes signatures actuelles (Anselm Kiefer, Alex Katz, Adrian Ghenie). L'accrochage Kiefer présenté ce printemps illustre la capacité de la maison à mettre en scène les très grands formats. Un thé au comptoir du fond, quand il est ouvert, ajoute à la douceur de la visite.

Rue Vieille-du-Temple : Gagosian, White Cube, David Zwirner

David Zwirner, la puissance new-yorkaise dans un hôtel particulier

Au 108 rue Vieille-du-Temple, David Zwirner s'est implanté fin 2019 dans un ancien hôtel particulier restauré. La galerie défend Luc Tuymans, Marlene Dumas, Yayoi Kusama, Josh Smith, Wolfgang Tillmans. L'accrochage change tous les six semaines environ, et la scénographie s'appuie sur une lumière naturelle rare pour un white cube de cette échelle. C'est le grand rendez-vous parisien de la galerie de renommée internationale, avec des œuvres qui circulent entre New York, Londres, Hong Kong et le Marais.

Gagosian, le white cube minimaliste

Gagosian dispose de deux adresses parisiennes. Dans le Marais, l'antenne discrète accueille des accrochages de Jeff Koons, Damien Hirst, Cy Twombly, dans un espace d'une rigueur new-yorkaise, mobilier réduit, parquet ciré, murs blancs impeccables. Les expositions sont souvent itinérantes entre les antennes du monde entier. On y croise plus de collectionneurs que de flâneurs, ce qui donne à la visite un caractère plus feutré que rue de Turenne.

White Cube et Templon, l'axe historique

White Cube a ouvert au 10 avenue Matignon en 2020 avant de renforcer sa présence dans le Marais. La maison londonienne défend Tracey Emin, Marc Quinn, Anselm Kiefer. Non loin, Templon garde l'adresse historique du 30 rue Beaubourg, ouverte en 1966 : Kehinde Wiley, Anthony Caro, Joan Mitchell, Jean-Michel Basquiat exposé dès les années 1980. Templon incarne la mémoire vive du quartier, une galerie qui traverse les générations sans rien perdre de son acuité.

Les galeries confidentielles du Haut-Marais : rue Charlot, rue Debelleyme

Rue Charlot, l'atelier permanent

La rue Charlot, dans le 3e, concentre une constellation de galeries plus jeunes et plus confidentielles. Karsten Greve, au 5 rue Debelleyme, défend depuis les années 1970 une ligne rigoureuse autour de Louise Bourgeois, Cy Twombly et Pierrette Bloch. Un peu plus au nord, la Galerie Poggi (135 rue Saint-Martin, à la lisière) et la Galerie Anne Barrault ouvrent la voie à une scène émergente française et internationale.

Sur la rue Debelleyme et ses adjacentes, l'atmosphère change. Moins de trafic, plus de vitrines discrètes, et des galeristes qui prennent volontiers le temps d'expliquer une pièce. Les prix y sont souvent plus accessibles, entre 3 000 € et 25 000 € pour des artistes représentés en montée. C'est l'endroit idéal pour un premier achat réfléchi.

Air de Paris, Sultana, Marcelle Alix : la jeune scène en filigrane

Certaines galeries de la scène émergente parisienne ont ouvert des espaces satellites dans le Marais, tout en gardant leur base au 11e ou à Belleville. Sultana, Air de Paris, Marcelle Alix figurent parmi celles qui font la navette. Leurs accrochages du Marais visent une clientèle internationale de passage, avec des œuvres autour de 1 500 € à 15 000 €. Une bonne porte d'entrée pour comprendre ce qui se joue en dehors du circuit historique.

Le circuit idéal : itinéraire d'une journée dans le Marais

Matin : le pôle rue de Turenne

Commencer la journée à 11 h par la Galerie Perrotin, 76 rue de Turenne. Compter quarante minutes pour parcourir les trois niveaux. Poursuivre à pied vers Almine Rech, deux numéros plus loin. Une trentaine de minutes suffisent. Descendre ensuite la rue de Turenne jusqu'à la rue Debelleyme, où Thaddaeus Ropac occupe l'ancien Hôtel d'Halwyll. Prévoir une heure pour l'accrochage Kiefer ou Baselitz, souvent monumental. Il est 13 h 30 : déjeuner léger chez Ober Mamma, rue de Bretagne, ou au Bistrot Paul Bert-annexe si la saison s'y prête.

Après-midi : rue Vieille-du-Temple et Haut-Marais

Reprendre à 15 h par David Zwirner, 108 rue Vieille-du-Temple. Une heure de visite. Enchaîner Gagosian dans la foulée, puis remonter vers la rue Debelleyme et la rue Charlot pour couvrir Karsten Greve et une ou deux galeries plus jeunes. Terminer vers 18 h chez Templon, 30 rue Beaubourg, si l'énergie est encore là. Un verre chez Le Progrès, rue Bretagne, ou au Café Charlot ferme la journée avec le sentiment d'avoir vu, en huit heures, ce que la scène contemporaine parisienne fait de mieux.

Repères pratiques

Le lundi reste jour de fermeture quasi général. Le samedi matin est le meilleur moment pour parler avec les galeristes, plus disponibles que l'après-midi. Le jeudi soir concentre les vernissages, généralement entre 18 h et 21 h, sur invitation ou à porte ouverte selon les maisons. Un abonnement au bulletin du Comité professionnel des galeries d'art donne accès aux dates précises.

L'expérience Merveil : vivre le Marais depuis une résidence signature

Merveil Paris fait le pont entre la vie privée et le service cinq étoiles. Nos résidences s'installent dans les hôtels particuliers du Marais, à quelques minutes à pied de Perrotin, de Ropac, de David Zwirner. Conciergerie joignable à toute heure, chef privé sur demande, transfert depuis l'aéroport : nous orchestrons les détails pour que vous vous consacriez à l'essentiel, la visite. Pour un séjour orienté art contemporain, notre équipe peut établir un parcours de galeries sur mesure, organiser une visite privée d'atelier d'artiste dans le 11e , ou réserver un dîner après vernissage rue de Bretagne. Découvrez nos appartements dans le Marais au cœur du circuit rue de Turenne. Pour prolonger l'exploration côté Rive Gauche, nos résidences à Saint-Germain vous rapprochent des galeries Kamel Mennour et Lelong.

FAQ

Combien de galeries d'art compte le Marais en 2026 ?

Le Marais compte environ soixante-dix galeries d'art contemporain actives en 2026, réparties principalement entre la rue de Turenne, la rue Vieille-du-Temple, la rue Debelleyme et la rue Charlot. Une vingtaine relèvent du premier plan international, parmi lesquelles Perrotin, Almine Rech, Thaddaeus Ropac, Gagosian, White Cube, David Zwirner et Templon. Cette densité place le quartier en tête à Paris, devant Saint-Germain et l'avenue Matignon.

Faut-il prendre rendez-vous pour visiter une galerie du Marais ?

Non, l'accès aux galeries d'art contemporain du Marais est libre et gratuit, sans réservation ni rendez-vous préalable. Les horaires standards vont du mardi au samedi, 11 h-19 h, avec des variations pour les plus grandes maisons (Perrotin ouvre dès 10 h). Un rendez-vous devient utile pour consulter des œuvres non exposées, dans le cadre d'un projet d'achat. Un courriel ou un appel à la galerie suffit alors à obtenir un créneau privé.

Quel est le meilleur circuit galeries pour une journée dans le Marais ?

Le meilleur circuit galeries pour une journée dans le Marais combine trois pôles. Le matin, la rue de Turenne avec Perrotin, Almine Rech et Ropac rue Debelleyme. L'après-midi, la rue Vieille-du-Temple avec David Zwirner et Gagosian. En fin de journée, le Haut-Marais (rue Charlot, rue Debelleyme) pour la scène plus confidentielle et Templon rue Beaubourg. Prévoyez huit heures, avec une pause déjeuner rue de Bretagne, pour couvrir l'ensemble sereinement.

Quand a lieu le Paris Gallery Weekend 2026 dans le Marais ?

Le Paris Gallery Weekend 2026 se tient du vendredi 29 mai au dimanche 31 mai 2026. Plus de soixante-quinze galeries franciliennes participent, dont une trentaine dans le Marais. Vernissages, performances, rencontres d'artistes et parcours guidés se déroulent gratuitement, sans réservation, dans les galeries participantes. C'est le meilleur moment de l'année pour découvrir la scène du Marais dans toute sa diversité, avec des adresses habituellement plus feutrées qui ouvrent grand leurs portes le week-end.

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