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Café de la Paix et cafés historiques de l'Opéra à Paris
L'essentiel à retenir : Ouvert en 1862 sous les fresques de Charles Garnier, le Café de la Paix a vu défiler Zola, Maupassant, Oscar Wilde et Marlène Dietrich sous ses dorures classées Monument Historique. Autour de la place de l'Opéra, une constellation de cafés du XIXe siècle, Le Grand Café Capucines ouvert en 1875, Le Bouillon Julien, Aux Deux Théâtres, prolonge cet art de vivre parisien où l'on prenait le temps de commander un café brûlant avant de rejoindre le foyer de l'Opéra Garnier. Terrasse face au palais lyrique, brunch dominical, thé de l'après-midi et adresses secrètes du 9e arrondissement, voici comment vivre pleinement ce quartier chargé d'histoire.
Il y a des cafés que l'on pousse comme on entre dans un salon. Le Café de la Paix appartient à ce cercle très restreint. Sur la place de l'Opéra, à l'angle du Grand Hôtel InterContinental, sa terrasse regarde depuis plus d'un siècle et demi la façade dorée du palais Garnier. À l'intérieur, les plafonds peints, les colonnades, les mosaïques et les lustres de cristal composent un décor unique à Paris, signé de la même main que celle qui a dessiné l'Opéra voisin.
Ce guide vous emmène à l'intérieur du Café de la Paix et de ses voisins immédiats, les grandes brasseries et cafés qui ont fait l'histoire du quartier de l'Opéra. Vous y trouverez leur histoire, leurs habitués célèbres, leurs formules brunch et thé, les meilleures heures de visite, ainsi que quelques adresses moins connues du 9e arrondissement qui prolongent l'expérience une fois passée la porte tournante de la place de l'Opéra.
Sommaire
Le Café de la Paix, monument historique parisien
Une adresse née avec le Second Empire
Le Café de la Paix ouvre ses portes le 30 juin 1862, en même temps que le Grand Hôtel de la Paix voulu par les frères Pereire pour recevoir les visiteurs de l'Exposition universelle de 1867. Le premier propriétaire, Émile Bertault, imagine un lieu où les élégants viendraient prendre un café ou un chocolat chaud entre deux promenades sur les Grands Boulevards. Le nom, choisi en écho à la rue de la Paix voisine, se veut un hommage à l'esprit de conciliation qui règne alors dans la capitale impériale.
Très vite, l'adresse devient un point de ralliement du Tout-Paris. Émile Zola y prépare ses articles pour L'Aurore, Guy de Maupassant y tient sa correspondance mondaine, Oscar Wilde y écrit certaines lignes de De Profundis lors de son exil parisien. Plus tard, Marlène Dietrich, Ernest Hemingway, Joséphine Baker et le prince de Galles s'y donnent rendez-vous. Sergueï Diaghilev y aurait pris ses décisions les plus audacieuses pour les Ballets russes.
Une continuité rare depuis 1862
Peu d'établissements parisiens peuvent se prévaloir d'une activité ininterrompue depuis plus de cent soixante ans. Le Café de la Paix a traversé la Commune, les deux guerres mondiales, l'occupation, la Libération, sans jamais baisser son rideau. Aujourd'hui, il appartient au groupe InterContinental Paris Le Grand, qui a mené entre 2003 et 2012 une restauration complète des dorures, des peintures de plafond et des marbres, sous la conduite des Monuments Historiques.
L'architecture Charles Garnier et son classement
La main de l'architecte de l'Opéra
Fait rare, le Café de la Paix a été dessiné par Charles Garnier, celui-là même qui achevait alors le chantier titanesque de l'Opéra situé de l'autre côté de la place. Les motifs floraux, les cariatides, les frises dorées à la feuille et le jeu des glaces entre colonnes cannelées reprennent le vocabulaire décoratif du palais lyrique. Ce dialogue architectural, unique dans Paris, transforme le café en prolongement naturel du foyer de l'Opéra.
Le plafond peint représente une allégorie des saisons et des muses. Les mosaïques de sol, en pierre de Sienne et marbre du Portugal, dessinent des rosaces qui répondent aux cabochons de cuivre disposés au ras du zinc. Chaque détail relève d'un travail d'orfèvrerie ornementale, y compris les patères en bronze et les appliques en cristal de Baccarat. La salle principale mesure près de trente mètres de long et donne le vertige quand on lève les yeux vers ses lustres.
Un classement Monument Historique en 1975
En 1975, le Café de la Paix est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques. Le classement porte sur l'intégralité de la salle principale, ses peintures, ses stucs, ses mosaïques et son mobilier d'origine. Cette protection interdit toute modification substantielle du décor et impose l'accord de la Commission nationale du patrimoine pour la moindre restauration. C'est ce qui explique la fidélité absolue du lieu à son état d'origine, plus de cent soixante ans après son inauguration.
Les cafés historiques voisins du quartier Opéra
Le Grand Café Capucines, ouvert en 1875
À quelques mètres du Café de la Paix, sur le boulevard des Capucines, Le Grand Café Capucines a ouvert ses portes en 1875 dans un immeuble haussmannien typique. Sa salle Belle Époque, ses banquettes rouges et ses fresques marines en font une adresse chère au cœur des Parisiens. C'est ici que les frères Lumière ont donné, le 28 décembre 1895, la première projection publique payante du cinématographe, dans le salon indien du sous-sol. Ouvert 24 heures sur 24, il reste l'un des rares établissements où l'on peut commander un plateau de fruits de mer à trois heures du matin.
Le Bouillon Julien, un décor Art nouveau
Rue du Faubourg Saint-Denis, à un quart d'heure à pied de l'Opéra, Le Bouillon Julien fait vivre depuis 1906 l'un des plus beaux décors Art nouveau de Paris. Panneaux de verre gravés d'Émile Fournier, mosaïques florales, colonnes en fer forgé signées par les ateliers Louis Majorelle. Le lieu a longtemps été fréquenté par Édith Piaf, qui y avait sa table attitrée. La carte, remaniée en 2018, propose des classiques de bistrot à des prix étonnamment doux pour un tel cadre.
Café de la Rotonde et Aux Deux Théâtres
À quelques minutes de la place de l'Opéra, en descendant vers la Trinité, le Café de la Rotonde ouvre chaque matin ses portes sur une salle circulaire aux moulures crème, très prisée des amateurs d'opéra avant les représentations. Aux Deux Théâtres, rue Blanche, prolonge dans le 9e cette tradition des cafés d'artistes chers à la fin du XIXe siècle. Ces adresses moins courues que le Café de la Paix conservent une atmosphère de quartier précieuse, parfaite pour un dîner avant ou après un spectacle à Garnier.
Quand et pourquoi visiter le Café de la Paix
Les heures de la lumière
Le Café de la Paix se visite à toute heure, mais certains moments sont plus beaux que d'autres. Le matin, entre 8 h et 10 h, la lumière rasante allume les dorures du plafond et la salle principale reste calme. C'est l'heure idéale pour prendre un café serré au comptoir et lire le journal, comme le faisait Zola. En fin d'après-midi, vers 17 h, la salle s'illumine des lustres de cristal tandis que la terrasse offre le meilleur point de vue sur la façade dorée de l'Opéra Garnier, éclairée par le soleil couchant.
Une terrasse face à l'Opéra
La terrasse extérieure, protégée par une marquise vitrée, s'étend le long de la place de l'Opéra sur presque quarante mètres. Les fauteuils tressés, les guéridons en marbre et le service en tenue impeccable rappellent l'atmosphère des grands cafés viennois. La vue plongeante sur le palais Garnier justifie à elle seule l'arrêt, notamment aux heures de spectacle, quand les taxis noirs déposent les habitués en tenue de soirée. La terrasse est ouverte toute l'année, chauffée en hiver.
Les tarifs à connaître
Un café expresso au comptoir se facture 6 €, un café en salle ou terrasse 9 €. Un chocolat chaud maison à l'ancienne, servi avec sa crème fouettée, coûte 14 €. Les cocktails classiques du bar oscillent entre 22 € et 28 €, la coupe de champagne Ruinart démarre à 26 €. Il faut compter environ 55 € à 75 € pour un déjeuner à la carte, hors boissons, et autour de 95 € à 130 € pour un dîner avec entrée, plat et dessert. Ces prix restent dans la moyenne des grandes brasseries parisiennes de rang équivalent.
Formules brunch et thé de l'après-midi
Le brunch dominical
Le Café de la Paix propose chaque dimanche, de 12 h à 15 h, un brunch signature à 98 € par personne. Buffet salé avec saumon fumé Petrossian, plateau de charcuteries corses, œufs Bénédicte, mini-quiches lorraines. Buffet sucré avec viennoiseries de la maison, salade de fruits frais, pâtisseries signées par le chef pâtissier Dominique Costa. Une coupe de champagne est offerte à l'accueil, et le café ou thé Mariage Frères est inclus. Ce brunch reste l'un des plus prisés des visiteurs américains et des Parisiens des beaux quartiers, la réservation est vivement conseillée le week-end.
Le thé de l'après-midi
Chaque jour de 15 h à 18 h, le Café de la Paix sert son afternoon tea dans la grande salle, sous les fresques restaurées. La formule à 55 € par personne comprend une théière de thé Mariage Frères au choix parmi trente-deux références, deux mignardises salées, trois pâtisseries maison et un ballotin de macarons parisiens. Une version champagne, à 78 €, ajoute une coupe de Ruinart brut. C'est l'une des plus belles pauses gourmandes de Paris, à réserver entre deux visites, ou avant une soirée à l'Opéra Garnier.
Autour de la place de l'Opéra
Les cafés du 9e arrondissement
Le 9e arrondissement compte plusieurs adresses historiques qui prolongent le charme du Café de la Paix. Le café Charlot rue de Trévise conserve un zinc d'époque de 1904. Le Petit Riche, rue Le Peletier, ouvert en 1854, sert encore ses classiques de bistrot dans une salle boisée qui n'a pas bougé. À deux pas du Palais Brongniart, l'ancienne Bourse de Paris, Chartier Bouillon accueille depuis 1896 les Parisiens autour d'une table sans réservation, dans un décor classé, à prix incroyablement doux.
Un quartier de flâneurs
Le quartier de l'Opéra vous invite à la marche lente. En dix minutes à pied depuis la place, vous rejoignez les passages couverts, Choiseul, Panoramas, Jouffroy, Verdeau, qui racontent le Paris des marchands du XIXe siècle. Le musée Grévin, ouvert en 1882, et le musée Édith Piaf, plus intimiste, se visitent en une demi-journée. Les grands magasins, Galeries Lafayette et Printemps Haussmann, se dressent à cinq minutes à peine, avec leurs coupoles Art nouveau et leurs terrasses panoramiques offertes gracieusement au public.
Vivre le quartier Opéra avec Merveil
Merveil Paris fait le lien entre l'appartement privé et le service cinq étoiles. Nos résidences s'installent dans les quartiers les plus raffinés de la capitale, du 7e arrondissement au Marais, du Louvre à Saint-Germain, à quelques minutes des grandes brasseries et des cafés historiques. Pour chaque séjour, notre conciergerie vous réserve une table au Café de la Paix, vous propose un afternoon tea préparé sur mesure, ou vous ouvre les portes des adresses les plus confidentielles du quartier de l'Opéra. Consultez le guide du quartier Opéra pour préparer votre séjour, et découvrez nos appartements à Paris pour vivre ces journées parisiennes dans le confort d'un chez-soi.
FAQ
Quels sont les habitués célèbres du Café de la Paix ?
Le Café de la Paix a accueilli depuis 1862 une longue liste d'habitués illustres. Émile Zola y a préparé ses articles pour L'Aurore, Guy de Maupassant y écrivait sa correspondance, Oscar Wilde y a passé des semaines entières lors de son exil parisien. Au XXe siècle, Marlène Dietrich, Ernest Hemingway, Joséphine Baker, Sergueï Diaghilev et le prince de Galles y avaient leur table. Plus récemment, la maison a reçu presque tous les chefs d'État en visite à Paris, des présidents américains aux têtes couronnées d'Europe.
Combien coûte un café au Café de la Paix ?
Un café expresso au Café de la Paix se facture 6 € au comptoir et 9 € en salle ou en terrasse. Un chocolat chaud maison à l'ancienne, servi avec sa crème fouettée, revient à 14 €. Les cocktails signature du bar démarrent à 22 €, la coupe de champagne Ruinart à 26 €. Pour un afternoon tea complet, la formule est proposée à 55 € par personne, ou 78 € avec une coupe de champagne. Un déjeuner à la carte oscille entre 55 € et 75 €, un dîner entre 95 € et 130 € hors boissons.
Peut-on s'installer sans réservation à la terrasse ?
La terrasse du Café de la Paix accueille les visiteurs sans réservation pour un café ou une boisson, dans la limite des places disponibles. En revanche, pour un déjeuner ou un dîner, la réservation est fortement conseillée, particulièrement le week-end, à l'heure du brunch dominical, et les soirs de représentation à l'Opéra Garnier. La marquise vitrée protège la terrasse toute l'année, avec chauffage en hiver, ce qui permet d'en profiter quelle que soit la saison, du petit matin jusqu'à minuit passé.
Le Café de la Paix propose-t-il un brunch ?
Oui, le Café de la Paix propose un brunch signature chaque dimanche de 12 h à 15 h, au prix de 98 € par personne. La formule comprend un buffet salé avec saumon Petrossian, œufs Bénédicte, plateaux de charcuteries et fromages, un buffet sucré avec viennoiseries, pâtisseries maison et macarons, une coupe de champagne offerte à l'accueil et le café ou thé Mariage Frères. La réservation est vivement conseillée, l'affluence est forte toute l'année et particulièrement lors des week-ends de forte fréquentation touristique, entre avril et octobre.
Café de la Paix et cafés historiques de l'Opéra à Paris
L'essentiel à retenir : Ouvert en 1862 sous les fresques de Charles Garnier, le Café de la Paix a vu défiler Zola, Maupassant, Oscar Wilde et Marlène Dietrich sous ses dorures classées Monument Historique. Autour de la place de l'Opéra, une constellation de cafés du XIXe siècle, Le Grand Café Capucines ouvert en 1875, Le Bouillon Julien, Aux Deux Théâtres, prolonge cet art de vivre parisien où l'on prenait le temps de commander un café brûlant avant de rejoindre le foyer de l'Opéra Garnier. Terrasse face au palais lyrique, brunch dominical, thé de l'après-midi et adresses secrètes du 9e arrondissement, voici comment vivre pleinement ce quartier chargé d'histoire.
Il y a des cafés que l'on pousse comme on entre dans un salon. Le Café de la Paix appartient à ce cercle très restreint. Sur la place de l'Opéra, à l'angle du Grand Hôtel InterContinental, sa terrasse regarde depuis plus d'un siècle et demi la façade dorée du palais Garnier. À l'intérieur, les plafonds peints, les colonnades, les mosaïques et les lustres de cristal composent un décor unique à Paris, signé de la même main que celle qui a dessiné l'Opéra voisin.
Ce guide vous emmène à l'intérieur du Café de la Paix et de ses voisins immédiats, les grandes brasseries et cafés qui ont fait l'histoire du quartier de l'Opéra. Vous y trouverez leur histoire, leurs habitués célèbres, leurs formules brunch et thé, les meilleures heures de visite, ainsi que quelques adresses moins connues du 9e arrondissement qui prolongent l'expérience une fois passée la porte tournante de la place de l'Opéra.
Sommaire
Le Café de la Paix, monument historique parisien
Une adresse née avec le Second Empire
Le Café de la Paix ouvre ses portes le 30 juin 1862, en même temps que le Grand Hôtel de la Paix voulu par les frères Pereire pour recevoir les visiteurs de l'Exposition universelle de 1867. Le premier propriétaire, Émile Bertault, imagine un lieu où les élégants viendraient prendre un café ou un chocolat chaud entre deux promenades sur les Grands Boulevards. Le nom, choisi en écho à la rue de la Paix voisine, se veut un hommage à l'esprit de conciliation qui règne alors dans la capitale impériale.
Très vite, l'adresse devient un point de ralliement du Tout-Paris. Émile Zola y prépare ses articles pour L'Aurore, Guy de Maupassant y tient sa correspondance mondaine, Oscar Wilde y écrit certaines lignes de De Profundis lors de son exil parisien. Plus tard, Marlène Dietrich, Ernest Hemingway, Joséphine Baker et le prince de Galles s'y donnent rendez-vous. Sergueï Diaghilev y aurait pris ses décisions les plus audacieuses pour les Ballets russes.
Une continuité rare depuis 1862
Peu d'établissements parisiens peuvent se prévaloir d'une activité ininterrompue depuis plus de cent soixante ans. Le Café de la Paix a traversé la Commune, les deux guerres mondiales, l'occupation, la Libération, sans jamais baisser son rideau. Aujourd'hui, il appartient au groupe InterContinental Paris Le Grand, qui a mené entre 2003 et 2012 une restauration complète des dorures, des peintures de plafond et des marbres, sous la conduite des Monuments Historiques.
L'architecture Charles Garnier et son classement
La main de l'architecte de l'Opéra
Fait rare, le Café de la Paix a été dessiné par Charles Garnier, celui-là même qui achevait alors le chantier titanesque de l'Opéra situé de l'autre côté de la place. Les motifs floraux, les cariatides, les frises dorées à la feuille et le jeu des glaces entre colonnes cannelées reprennent le vocabulaire décoratif du palais lyrique. Ce dialogue architectural, unique dans Paris, transforme le café en prolongement naturel du foyer de l'Opéra.
Le plafond peint représente une allégorie des saisons et des muses. Les mosaïques de sol, en pierre de Sienne et marbre du Portugal, dessinent des rosaces qui répondent aux cabochons de cuivre disposés au ras du zinc. Chaque détail relève d'un travail d'orfèvrerie ornementale, y compris les patères en bronze et les appliques en cristal de Baccarat. La salle principale mesure près de trente mètres de long et donne le vertige quand on lève les yeux vers ses lustres.
Un classement Monument Historique en 1975
En 1975, le Café de la Paix est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques. Le classement porte sur l'intégralité de la salle principale, ses peintures, ses stucs, ses mosaïques et son mobilier d'origine. Cette protection interdit toute modification substantielle du décor et impose l'accord de la Commission nationale du patrimoine pour la moindre restauration. C'est ce qui explique la fidélité absolue du lieu à son état d'origine, plus de cent soixante ans après son inauguration.
Les cafés historiques voisins du quartier Opéra
Le Grand Café Capucines, ouvert en 1875
À quelques mètres du Café de la Paix, sur le boulevard des Capucines, Le Grand Café Capucines a ouvert ses portes en 1875 dans un immeuble haussmannien typique. Sa salle Belle Époque, ses banquettes rouges et ses fresques marines en font une adresse chère au cœur des Parisiens. C'est ici que les frères Lumière ont donné, le 28 décembre 1895, la première projection publique payante du cinématographe, dans le salon indien du sous-sol. Ouvert 24 heures sur 24, il reste l'un des rares établissements où l'on peut commander un plateau de fruits de mer à trois heures du matin.
Le Bouillon Julien, un décor Art nouveau
Rue du Faubourg Saint-Denis, à un quart d'heure à pied de l'Opéra, Le Bouillon Julien fait vivre depuis 1906 l'un des plus beaux décors Art nouveau de Paris. Panneaux de verre gravés d'Émile Fournier, mosaïques florales, colonnes en fer forgé signées par les ateliers Louis Majorelle. Le lieu a longtemps été fréquenté par Édith Piaf, qui y avait sa table attitrée. La carte, remaniée en 2018, propose des classiques de bistrot à des prix étonnamment doux pour un tel cadre.
Café de la Rotonde et Aux Deux Théâtres
À quelques minutes de la place de l'Opéra, en descendant vers la Trinité, le Café de la Rotonde ouvre chaque matin ses portes sur une salle circulaire aux moulures crème, très prisée des amateurs d'opéra avant les représentations. Aux Deux Théâtres, rue Blanche, prolonge dans le 9e cette tradition des cafés d'artistes chers à la fin du XIXe siècle. Ces adresses moins courues que le Café de la Paix conservent une atmosphère de quartier précieuse, parfaite pour un dîner avant ou après un spectacle à Garnier.
Quand et pourquoi visiter le Café de la Paix
Les heures de la lumière
Le Café de la Paix se visite à toute heure, mais certains moments sont plus beaux que d'autres. Le matin, entre 8 h et 10 h, la lumière rasante allume les dorures du plafond et la salle principale reste calme. C'est l'heure idéale pour prendre un café serré au comptoir et lire le journal, comme le faisait Zola. En fin d'après-midi, vers 17 h, la salle s'illumine des lustres de cristal tandis que la terrasse offre le meilleur point de vue sur la façade dorée de l'Opéra Garnier, éclairée par le soleil couchant.
Une terrasse face à l'Opéra
La terrasse extérieure, protégée par une marquise vitrée, s'étend le long de la place de l'Opéra sur presque quarante mètres. Les fauteuils tressés, les guéridons en marbre et le service en tenue impeccable rappellent l'atmosphère des grands cafés viennois. La vue plongeante sur le palais Garnier justifie à elle seule l'arrêt, notamment aux heures de spectacle, quand les taxis noirs déposent les habitués en tenue de soirée. La terrasse est ouverte toute l'année, chauffée en hiver.
Les tarifs à connaître
Un café expresso au comptoir se facture 6 €, un café en salle ou terrasse 9 €. Un chocolat chaud maison à l'ancienne, servi avec sa crème fouettée, coûte 14 €. Les cocktails classiques du bar oscillent entre 22 € et 28 €, la coupe de champagne Ruinart démarre à 26 €. Il faut compter environ 55 € à 75 € pour un déjeuner à la carte, hors boissons, et autour de 95 € à 130 € pour un dîner avec entrée, plat et dessert. Ces prix restent dans la moyenne des grandes brasseries parisiennes de rang équivalent.
Formules brunch et thé de l'après-midi
Le brunch dominical
Le Café de la Paix propose chaque dimanche, de 12 h à 15 h, un brunch signature à 98 € par personne. Buffet salé avec saumon fumé Petrossian, plateau de charcuteries corses, œufs Bénédicte, mini-quiches lorraines. Buffet sucré avec viennoiseries de la maison, salade de fruits frais, pâtisseries signées par le chef pâtissier Dominique Costa. Une coupe de champagne est offerte à l'accueil, et le café ou thé Mariage Frères est inclus. Ce brunch reste l'un des plus prisés des visiteurs américains et des Parisiens des beaux quartiers, la réservation est vivement conseillée le week-end.
Le thé de l'après-midi
Chaque jour de 15 h à 18 h, le Café de la Paix sert son afternoon tea dans la grande salle, sous les fresques restaurées. La formule à 55 € par personne comprend une théière de thé Mariage Frères au choix parmi trente-deux références, deux mignardises salées, trois pâtisseries maison et un ballotin de macarons parisiens. Une version champagne, à 78 €, ajoute une coupe de Ruinart brut. C'est l'une des plus belles pauses gourmandes de Paris, à réserver entre deux visites, ou avant une soirée à l'Opéra Garnier.
Autour de la place de l'Opéra
Les cafés du 9e arrondissement
Le 9e arrondissement compte plusieurs adresses historiques qui prolongent le charme du Café de la Paix. Le café Charlot rue de Trévise conserve un zinc d'époque de 1904. Le Petit Riche, rue Le Peletier, ouvert en 1854, sert encore ses classiques de bistrot dans une salle boisée qui n'a pas bougé. À deux pas du Palais Brongniart, l'ancienne Bourse de Paris, Chartier Bouillon accueille depuis 1896 les Parisiens autour d'une table sans réservation, dans un décor classé, à prix incroyablement doux.
Un quartier de flâneurs
Le quartier de l'Opéra vous invite à la marche lente. En dix minutes à pied depuis la place, vous rejoignez les passages couverts, Choiseul, Panoramas, Jouffroy, Verdeau, qui racontent le Paris des marchands du XIXe siècle. Le musée Grévin, ouvert en 1882, et le musée Édith Piaf, plus intimiste, se visitent en une demi-journée. Les grands magasins, Galeries Lafayette et Printemps Haussmann, se dressent à cinq minutes à peine, avec leurs coupoles Art nouveau et leurs terrasses panoramiques offertes gracieusement au public.
Vivre le quartier Opéra avec Merveil
Merveil Paris fait le lien entre l'appartement privé et le service cinq étoiles. Nos résidences s'installent dans les quartiers les plus raffinés de la capitale, du 7e arrondissement au Marais, du Louvre à Saint-Germain, à quelques minutes des grandes brasseries et des cafés historiques. Pour chaque séjour, notre conciergerie vous réserve une table au Café de la Paix, vous propose un afternoon tea préparé sur mesure, ou vous ouvre les portes des adresses les plus confidentielles du quartier de l'Opéra. Consultez le guide du quartier Opéra pour préparer votre séjour, et découvrez nos appartements à Paris pour vivre ces journées parisiennes dans le confort d'un chez-soi.
FAQ
Quels sont les habitués célèbres du Café de la Paix ?
Le Café de la Paix a accueilli depuis 1862 une longue liste d'habitués illustres. Émile Zola y a préparé ses articles pour L'Aurore, Guy de Maupassant y écrivait sa correspondance, Oscar Wilde y a passé des semaines entières lors de son exil parisien. Au XXe siècle, Marlène Dietrich, Ernest Hemingway, Joséphine Baker, Sergueï Diaghilev et le prince de Galles y avaient leur table. Plus récemment, la maison a reçu presque tous les chefs d'État en visite à Paris, des présidents américains aux têtes couronnées d'Europe.
Combien coûte un café au Café de la Paix ?
Un café expresso au Café de la Paix se facture 6 € au comptoir et 9 € en salle ou en terrasse. Un chocolat chaud maison à l'ancienne, servi avec sa crème fouettée, revient à 14 €. Les cocktails signature du bar démarrent à 22 €, la coupe de champagne Ruinart à 26 €. Pour un afternoon tea complet, la formule est proposée à 55 € par personne, ou 78 € avec une coupe de champagne. Un déjeuner à la carte oscille entre 55 € et 75 €, un dîner entre 95 € et 130 € hors boissons.
Peut-on s'installer sans réservation à la terrasse ?
La terrasse du Café de la Paix accueille les visiteurs sans réservation pour un café ou une boisson, dans la limite des places disponibles. En revanche, pour un déjeuner ou un dîner, la réservation est fortement conseillée, particulièrement le week-end, à l'heure du brunch dominical, et les soirs de représentation à l'Opéra Garnier. La marquise vitrée protège la terrasse toute l'année, avec chauffage en hiver, ce qui permet d'en profiter quelle que soit la saison, du petit matin jusqu'à minuit passé.
Le Café de la Paix propose-t-il un brunch ?
Oui, le Café de la Paix propose un brunch signature chaque dimanche de 12 h à 15 h, au prix de 98 € par personne. La formule comprend un buffet salé avec saumon Petrossian, œufs Bénédicte, plateaux de charcuteries et fromages, un buffet sucré avec viennoiseries, pâtisseries maison et macarons, une coupe de champagne offerte à l'accueil et le café ou thé Mariage Frères. La réservation est vivement conseillée, l'affluence est forte toute l'année et particulièrement lors des week-ends de forte fréquentation touristique, entre avril et octobre.
